mardi 5 mai 2015

Un bon ingénieur fait-il un bon chef de projet?

Article original en anglais d’Andrew George N. (chef de projet aérospatiale à la NASA)

À la NASA, Beaucoup croient le mythe disant que les bons ingénieurs font de bons chefs de projets. Mes 28 années d'expérience dans l'ingénierie et la gestion m'ont appris que les ingénieurs sont souvent mal équipés pour gérer des projets, mais il n'est pas toujours de leur faute.
Les bons ingénieurs savent comment et quand faire du multitâche; ils peuvent se concentrer sur les détails ainsi bien que sur la vue d’ensemble; ils interprètent les exigences et différencient  le nécessaire du souhaitable; 
Ils prennent des décisions éclairées au sujet des risques; ils sont des joueurs d'équipe et écoutent les opinions des autres; ils génèrent des idées, déterminent les options viables, et prennent des décisions;
 Ils accompagnent et enseignent aux autres; et ils acceptent et donnent des critiques constructives. Beaucoup de ces qualités sont également essentiels pour être un bon chef de projet. Alors, pourquoi tous les bons ingénieurs ne deviennent pas de bons gestionnaires?

Une transition difficile

Quand j’ai effectué la transition de l'ingénieur au chef de projet, le top management s’attendait que je prenne en main tous les problèmes et que je fasse le rapport des actions correctives. En essayant de le faire moi-même, sans aucune formation formelle, je courais le risque de devenir un « micromanager » et un étranger pour ma famille. J’ai finalement réalisé que j’ai besoin de l'aide de toute mon équipe. Ne pas déléguer signifiait que le projet ne pourrait être couronné de succès, que je ne pouvais quitter le travail à une heure raisonnable et ne pas avoir une vie de famille. Je crois aussi que laisser savoir à mon équipe que je ne pouvais pas tout faire moi-même les a encouragés à venir à moi quand ils avaient besoin d'aide sur une tâche particulière. Personne ne m'a jamais montré la voix pour devenir un manager performant, et l'apprentissage fût douloureux.
Je faisais des erreurs et je ne pouvais pas éviter tous les pièges dressés au passage d'un rôle de spécialiste à celui d'un manager. Pendant l’évaluation, j’ai appris que je gérais mal le budget et l’avancement, et que mon équipe a déposé des plaintes à propos de moi. Cela a été difficile à entendre, mais ça m’a instruit sur le type de chef de projet que je suis devenu. Dans certains domaines, je suis un « micromanager »  et dans d'autres, je suis un «manager laisse-faire »
Un de mes premiers projets en tant que chef de projet concernait un système de guidage pour un véhicule de lancement, à qui j’ai laissé la gestion au sous-traitant parce que, à l'époque, j’avais peu d'expertise sur les systèmes d'orientation. Lors de l'examen critique de la conception, on s’est aperçu que le sous-traitant l’avait accidentellement conçu pour une trajectoire de lancement suborbital (le véhicule reviendrait s’enfouir dans la terre) plutôt qu'une trajectoire orbitale. Si j’avais pris la peine de me familiariser avec cette technologie, peut-être que j’aurai pu résoudre le problème dès le début. Je payais plus d'attention aux domaines que je maîtrisai et j'évitai l'inconnu parce qu'il me mettait mal à l'aise, et où j’ai une plus grande chance de commettre des erreurs. Un calendrier serré et un petit budget aggravé les choses. À ce stade, j’ai eu deux choix: poursuivre mon chemin et continuer d’avoir des échecs, ou de reconnaître mes erreurs et obtenir de l'aide.
Je payais plus d'attention aux domaines que je maîtrisai et j'évitai l'inconnu parce qu'il me mettait mal à l'aise, et j’ai une plus grande chance de commettre des erreurs.
Au lieu de continuer de s’enfouir dans la peur et l’ignorance, j’ai demandé au vice-président de l'entreprise, qui avait été un chef de projet, pourquoi je suis perçu comme non compétant dans certains domaines. J’ai trouvé un mentor et j’ai cherché une formation, hors de l'entreprise, pour m’aider à reconnaître mes fautes et échecs. J’ai planifiai des réunions régulières pour demander à mon équipe comment je pourrais les aider à faire un meilleur travail, et ce que je pouvais faire pour être un meilleur manager. Je croyais que poser ces questions va renforcer leur impression que je ne suis pas capable de faire mon travail. Au lieu de cela, je commençais à regagner la confiance de l'équipe, et nous avons commencé à mieux travailler ensemble.
Trouver un mentor et se former pour améliorer mes compétences en gestion d’équipe a été les clés pour transformer l’échec en succès. 

Conduire le changement

Alors la bonne question n’est pas est-ce que un bon ingénieur fait un bon chef de projet, mais comment peut-on aider un bon ingénieur à devenir un bon chef de projet?
Un bon ingénieur système a de l'expérience pour garder en vue l’ensemble et pour faire du multitâche. Les ingénieurs spécialistes sont bien versés dans la gestion des détails. Ces forces peuvent aussi être des pièges. Un ingénieur système peut tomber dans le rôle d'un manager « laisse-faire » en perdant de vue les détails, tandis que les spécialistes courent le risque de devenir des « micro-managers ». Les deux devraient aspirer à devenir des managers qui ont des compétences en leadership et peuvent équilibrer les exigences d'un projet avec les capacités de leur équipe. Reconnaître les forces et les limites d'un ingénieur doit être la première étape pour réussir le changement vers un chef de projet.
Reconnaître les forces et les limites d'un ingénieur doit être la première étape pour réussir le changement vers un chef de projet.
Ce dont les ingénieurs ont besoin c’est d’apprendre à gérer une équipe. Les bons ingénieurs ont besoin de formations pour devenir de bons chefs de projets, peu importe leurs compétences. Penser qu’ils seront de bons managers juste parce qu’ils sont de bons ingénieurs, ne fait que perpétuer le mythe et les prépare pour l’échec.
Je ne suis pas un chef de projet parfait, ni un parfait ingénieur. J'ai appris à demander de l'aide, à développer mon équipe, à donner du crédit, à consulter mon mentor, recevoir et transmettre des mauvaises nouvelles, et de développer (avec mon équipe) un plan de redressement et de mise au point. Nous les managers devons préparer nos ingénieurs performants pour les nouvelles responsabilités auxquelles ils seront confrontés en tant que chefs de projet. La première étape est de reconnaître que la capacité technique seule et même combinée avec des compétences en leadership ne sont pas assez pour faire une transition réussite.

mercredi 15 avril 2015

Se certifier Project Manager Profesional (PMP) en toute simplicité

  

L'avancement de carrière passe par le développement personnel et un apprentissage continu, et il n'est pas un résultat systématique de l'ancienneté.

Aussi bien, les responsables de recrutement ont besoin d'indicateurs pour filtrer les candidatures pertinentes.


Dans ce sens, les certifications professionnels présentent le double avantage d'encourager l'apprentissage, et d'attester des connaissances acquises.
La gestion de projet ne sort pas du lot. Et il existe plusieurs certifications: PMP, PRINCE2, ITIL, SCRUM. 
Cependant, la certification PMP reste de loin la plus répondu et la plus généraliste.

La certification PMP


LOGO PMI-PMPC’est une certification en gestion de projet indispensable pour les appels d’offre aux Etats-Unis et très reconnue en Europe. Elle est valable 3 ans. Chaque mois, on compte environ 4300 nouvelles obtentions de la certification dans le monde.  Cette certification est très prisée sur le marché du travail.
Le programme d’accréditation émane du PMI® (Project Management Institute).  L’obtention de la certification passe par la maîtrise du corpus méthodologique présenté dans le PmBok (Project Management Body of Knowledge). 

"L'avantage de la certification PMP est sa grande notoriété et son application transversal aussi bien en construction qu'en développement informatique"


Les conditions d’éligibilité 


Les candidats à la certification doivent satisfaire aux critères d'éligibilité suivants:

  • Pour les titulaires d'un diplôme BAC+4: avoir 3 ans d'expérience professionnelle de la conduite de projets, représentant 4 500 heures de travail
  • Pour les titulaires d'un diplôme du secondaire: avoir 5 ans d'expérience professionnelle de la conduite de projets, représentant 7 500 heures de travail

En plus d'avoir bénéficié de 35 heures de formation dans le domaine de la gestion de projets, et de pouvoir justifier les expériences acquises. 


Les étapes


Vous avez pris votre décision, il est temps alors d'entamer la démarche.
  1. Suivre une Formation de 35h.  (Il existe plusieurs centres de formations qui la desservent au Maroc pour moins de 3000dh)
  2. S' inscrire au site du PMI et remplir le  dossier de condidature (gratuit)
  3. Renseigner les expériences
  4. Attendre qu'il soit accepté et présenter les  justificatifs si vous êtes audité
  5. payer les droits d'examen (je vous conseille de s' adhérer au PMI, vous aurez une license Pmbok, une souscription d'un an à la magazine du PMI et une réduction sur les droits d'examen) spécifier le montant
  6. Préparation
  7. Planifier l'examen
  8. Passer l'examen  

L'examen


L’examen comprend 200 questions à choix multiple auxquelles il faut répondre en 4 heures. Sur les 200 questions, 25 questions sont les questions pré-test (de futures questions en cours de validation) qui n’affectent pas le score. Actuellement, le score pour réussir l’examen de certification PMP est de fournir 61 % de réponses exactes.

L’examen comprend un pourcentage spécifique de questions pour chaque groupe de processus de management de projet. Les pourcentages de questions de chaque groupe de processus sont : 
Démarrage: 11 % 
Planification : 23 % 
Réalisation: 27 % 
Contrôle : 21 % 
Clôture : 9 % 
Responsabilité Professionnelle et Sociale : 9 %.
Au Maroc, seul la version papier est disponible, et pour répondre, il faut griser la bonne réponse.
Rien n'est autorisé ! Tout ce que vous en aurai besoin, ils vous le fournir:  crayon, brouillon et calculatrice.

Quelque astuces

Si vous n’êtes pas sûr de la réponse à la question, procédez par élimination. En général, vous pouvez réduire la bonne réponse à un choix entre deux options. Utilisez votre logique et choisissez la meilleure des deux.
Ne dépasser pas plus qu'une minutes par question, si la réponse n'est pas intuitive, marquez la question et revenez plus tard.
Finir rapidement est un avantage. Cela vous donne une chance de revenir sur certaines de vos réponses.

Les résultats seront disponible une à deux semaines plus tard

Félicitation, Vous êtes certifié!

Si vous avez d'autres questions ou clarifications, n'hésitez pas à les poser en commentaire, ou de les envoyer par le volet contact, je manquerai pas d'y répondre.
    
Qu'est ce que vous pensez de la certification ? Comment vous prévoyez votre préparation? Et comment vous l'avez obtenu ?

dimanche 22 novembre 2009

Begining

"A loving heart is the begining of all knowledge." Thomas Carlyle